La musique est entrée dans l'existence de Carine Achard dès son plus jeune âge: A 6 ans, elle découvre le piano, instrument qui fera désormais partie intégrante de sa vie:
« J’ai été très tôt attirée par ce monstre noir et imposant qui attendait dans le salon, on ne sait depuis quand, on ne sait pour qui et pour quoi…
Les années passent, la vie suit son cours et il est toujours là, je l’apprivoise, le délaisse prise par le cours des choses…Mais sans trop comprendre, le besoin de le retrouver est toujours plus fort.
Alors pendant de longues années, de ruptures en retrouvailles, de la fusion à la déchirure, je me suis construite sans trop m’en rendre compte, en tant que pianiste »
Puis, vers 17 ans, le chant et l'écriture s'impose à elle comme une évidence, un besoin vital, face à l'asepsie et la monochromie de la société moderne:
« J’ai découvert grâce au chant et à la composition un moyen de sortir de moi certaines choses qui ne peuvent être que chantées, une façon d'exprimer mes révoltes et mes émotions, mais aussi de réécrire la vie à ma manière, pour l’apaiser et remettre en couleurs ce qui ne l’est pas. »
SA RENCONTRE AVEC LE PUBLIC
Très vite, le besoin de partager son univers musical avec un public se fait sentir.:
« Pour moi, la musique sans public est un non-sens: L'art et la création impliquent irrémédiablement le partage et donc, la scène. Ce qui compte le plus à mes yeux dans ce métier, c’est avant tout ces instants hors du temps, où quelque-chose d’indescriptible se passe avec les spectateurs, l’émotion dans un regard, une parole à la fin d’un spectacle qui résonne en vous pendant plusieurs jours, ces choses qui justifie le fait de remonter sur scène ! »
Ainsi, tout en continuant sa formation musicale, et en parallèle de ses études universitaires, elle multiplie les expériences en piano-bar, soirées privées et petites salles provinciales.